virtu@lis
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cicatrice

bon, je pensai utiliser le blob pour me remotiver à écrire, mais celui-là est vraiment pas vieux (du moins sa derniére réecriture) et puis je n'arrive pas à étre satisfaite de lui (j'ai du revenir dessus, je sait pas combien de fois), alors si je peut avoir des avis sur ce qui vous ennuis dessus, au lieu du mien qui n'arrive pas à étre fixé. Ca me motiverra peut-être pour écrire sa suite.

Ba, oui qu'est ce que vous croyer, "un repas gratuit ça n'existe pas" 

Depuis qu'il était venu ici, il se limitait à trois cigarette par jour. Deux à l'aller, une seule au retour.
     Il allumait la première devant sa tente, juste avant de ramasser son sac et de se mettre en route. En général, il n'avait pas tout à fait finit la deuxième, en arrivant à la valée. Il s'arrêtait une minute ou deux, tirant les dernières bouffées avant d'écraser le mégot sous sa semelle, puis il rejoignait son poste. Il commençait à peine à faire jour quand il prenait le chemin, à gauche. Il grimpait vers le sommet d'une des petites collines entourant le bout de terrain, là-haut il dépliait la couverture qu'il gardait dans un sac, dans un coin de l'abris pour que l'humidité du soir ne l'abîme pas, calait son fusil entre les pierres et se mettait à attendre.   
     Vers midi, il se relevait pour s'asseoir et manger le repas qu'il s'était préparer au camp, la veille au soir. L'après-midi, le temps passait toujours plus lentement, il changeait plus souvent de position, pour éviter l'ankylose. Lorsque le soleil descendait, il rassemblait ses affaires et descendait tant que la lumière le lui permettait. En bas, il allumait sa troisième et dernière cigarette de la journée, jetait un dernier regard dans la vallée et repartait. On ne lui avait pas donner la permission de passer la nuit sur place, absurde, comme beaucoup des décisions qui avaient été prise après la guerre. C'était aussi bien d'une certaine manière, il aurait été incapable de dormir ici.     

     Ce matin, il c'était arrêté, comme d'habitude, le temps de finir sa deuxième cigarette, il avait jeter par terre le mégot réduit au filtre, l'envoyant rejoindre les autres. C'était son  huitième jour, il n'avait pourtant compter que cinq mégots par terre, les autres avaient du être emporté par le vent. Il lui était venu l'image du chemin recouvert de mégot, le faisant brièvement sourire, pourquoi pas, au fond ? Ce n'est pas comme s'il avait eu autre chose à faire. Il a remonté son sac sur son épaule, il avait amené une bâche pour se protéger du soleil qui passait à travers les branches du toit de l'abri qu'il avait finit par aménager. Il s'installait un peu plus chaque jour, la seule chose qu'il ne pouvait pas amener, c'était son lit. Quand il la vis.  
     Elle se tenait accroupie, petite silhouette figée comme une statue devant les ruines ouvertes du bâtiment, au centre de la vallée. Il a posé son sac par terre, tout doucement. Elle lui tournait le dos, immobile devant ce qui avait du être une porte, avant le bombardement. Il c'est approché en faisant le moins de bruit possible, ne sortant son pistolet qu'une fois derrière elle. L'arme était pointée sur sa nuque, mais avant il devait lui dire.
_Tu as tuer mon fils.
Pas de réponse. Il n'en attendait pas de toute façon, pourquoi se serait-elle souvenu particulièrement d'une de ces victimes, elle ne pouvait même pas savoir de qui il lui parlait. Mais il voulait qu'elle sache au moins son nom. Elle n'avait pas bouger, mais les muscles de ses épaules étaient tendus, elle l'avais entendu.
_Martin Farrawel, il y quatre mois, juste après la fin de la guerre, il visitait un village à huit kilomètres d'ici vers l'ouest, avec quatre autres soldats, avant d'aller rejoindre leur unité. On les a retrouvés égorgés, pas loin il y avait des traces de pied nu, selon les fichiers qui ont été récupérés, elles correspondaient au tienne. J'ai demander à des amis de les comparer à l'état major.  
_C'était un soldat.
Elle lui avait répondu d'un ton froid, dans un esper parfait, la langue internationale des alliés, alors qu'il s'était adressé à elle en swali local. Elle avait légèrement tourner la tête, il pouvait voir un de ses yeux, souligné de deux traits de peinture de camouflage, où tremblait le cercle rouge que donne la mélonie. Une drogue anti-flanche, qu'il connaissait bien, elle avait fait pas mal de dégât chez les jeunes recrues qui forçait un peu la dose. Il lui manquait un bout de l'oreille gauche, en haut.  
_La guerre était finie.
_C'était un soldat, il avait une arme. Il pouvait tuer. Il pouvait mourir.
_C'était mon fils.
_Il avait choisit.
     La ligne des cicatrices des opérations de transplantation descendait le long de chacun de ses bras, formant un creux dans les traits de peinture verte et brune qui les traversaient perpendiculairement. Elle devait en avoir pas mal d'autres cachée par le treillis et le débardeur que tendait à peine sa poitrine. John connaissait son dossier par cœur, elle devait avoir à peu prés cinq ans à la création du labo. Il y avait pas mal de blanc, évidemment, mais les modifications successives sont fréquentes, surtout sur les premiers modèles.
     Elle a paru se détendre un peu, comme si une idée subite lui traversait l'esprit.
_S'il avait été à ma place, il aurait sûrement eu une médaille.
_Il l'a eu, à titre posthume.
     Après quelques secondes de silence, elle avait eu un sorte de hoquet. Il l'avait regarder, avec une certaine inquiétude, se pencher en avant, arrondissant les épaules avant de s'écrouler, se tordant  par terre, terrassée par une monumentale crise de fou rire. Elle réussissait parfois à s'arrêter une seconde, lui jetant un regard, avant de se plier de nouveau, traversée par de grands éclats de rire. Au bout de plusieurs minutes, elle c'était suffisamment calmée pour se tenir assise, les jambes allongées, le corps encore secoué par des vagues de rire étouffé. Elle c'était tourner vers lui, lui expliquant entre deux reniflements, une médaille à un mort, pourquoi, par ce qu'il est bien mort ?
Colin c'était alors senti très fatigué. Et lui quand avait-il rit pour la dernière fois ?   
_Vous n'avez pas de médaille, chez vous ?
Haussement d'épaule.
 _Pourquoi faire, si tu es mort les autres essaient de ramener ton corps, comme ça ils peuvent travailler dessus, c'est tout.
Il avait jeter un regard sur les bouts de mur de ce qui avait été le labo, et qui ressemblaient maintenant à des débris de coquilles.
_Pourquoi tu es revenue ?
_Je ne sais pas, nul par d'autre où aller, je pense.
Elle avait tourner vers lui un regard de gosse de onze ans.
_On fait quoi, maintenant ?
 
     Personne ne savait trop au juste. On en avait capturer certains à la fin des hostilités. Pas mal étaient morts lors des derniers assauts, lorsque leurs créateurs avaient compris que leurs défaites étaient inévitables ou quand les gouvernements avaient estimé avoir récupérer suffisamment de technologie pour passer aux bombardements systématiques des sites. Et puis il y en avait quelques-uns, comme elle, qui traînait encore en liberté. Ils étaient ailleurs, quelques par dans la nature, en mission lorsque les labos avaient été attaqués.   
Il l'avait ramener au camp sans aucune difficulté. Et ils avaient attendu l'hélicoptère qu'il avait appeler par radio.   
     Les états avaient organiser des procès, cherchant à déterminer quel était le degrés de culpabilité de ces enfants qui avaient été opérés, entraînés, conditionnés. Aucun d'eux n'était majeur au moment des faits. Certains avaient été déclarés récupérables.      
 On ne savait même pas où les enfermer, ils avaient étés largement employer comme moyens d'inspirer la terreur, envoyer réaliser de véritable massacre. La plupart des pays refusait de les accueillir dans leurs prisons. Ils représentaient la mauvaise conscience de cette guerre. Même dans le cas contraire, impossible de les placer quelque part, ils avaient trop de morts derrière eux, trop de gens avaient envi de venger les leurs.
     L'hélicoptère venait de décoller faisant voler du sable et les pans de la tente autours de lui. John avait finit par s'asseoir, cherchant par réflexe le paquet de cigarette dans la poche de sa veste. Il y a très longtemps, il avait décidé de la retrouver. Il avait fait jouer tout ces contacts pour obtenir les autorisations nécessaires. Il était certain qu'elle était encore vivante et son fils était mort. Il était le seul à s'en préoccuper. Il s'était mis à l'attendre près du laboratoire qui servait de base au groupe auquel elle appartenait. C'était sa seule piste.
     Le paquet était encore à moitié plein, il n'avait pas fumer sa troisième cigarette de la journée. Il devrait peut être essayer d'arrêter.      

 

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